Photographie
et Consentement continu
Bonnes pratiques et précautions
pour une séance photo sécurisée
Découvrez comment garantir une séance photo respectueuse et sécurisée
en appliquant le consentement continu.
Conseils pour modèles et photographes, signaux d’alerte, bonnes pratiques et recours en cas d’abus.
Une séance photo repose avant tout sur la confiance
Que l’on soit photographe amateur·rice ou professionnel·le, une séance photo repose avant tout sur la confiance et le respect mutuel entre la personne photographiée et la personne derrière l’objectif.
Toutefois, de nombreux témoignages rapportent des expériences où l’inconfort, la pression et parfois même des abus ont été ressentis.
Il est essentiel de rappeler que le consentement ne se limite pas à l’acceptation initiale d’une séance : il doit être continuellement respecté, explicitement confirmé et réversible à tout moment.
Je vous propose un guide détaillé afin d’assurer une séance respectueuse et sécurisée pour toutes les parties impliquées.



Avant la séance : préparer un cadre sain et explicite
Discussions préalables
Avant même de fixer une date pour la séance photo, il est primordial que la personne photographiée et la·e photographe échangent sur les attentes et les limites de chacun·e.
Iels doivent s’accorder sur le type de photos à réaliser, qu’il s’agisse de portraits, de mode, de nu artistique ou encore de projets plus conceptuels.
L’objectif de la séance doit également être clairement défini : les clichés sont-ils destinés à un usage personnel, à une exposition publique, ou encore à une exploitation commerciale ?
La question des droits d’image est un autre point central à aborder. Il est fortement conseillé d’établir un contrat écrit précisant la manière dont les photos seront utilisées et diffusées.
Enfin, les modalités logistiques telles que le lieu du shooting, les horaires et la durée de la séance doivent être précisées pour éviter tout malentendu.
L’importance d’un·e accompagnateur·rice
Toute personne photographiée a le droit de venir accompagné·e lors d’une séance photo. La présence d’un tiers permet d’apaiser certaines inquiétudes et d’instaurer un climat de confiance.
Un·e photographe professionnelle et respectueuse n’aura aucune raison de refuser cette demande.
Si un·e photographe insiste pour une séance en huis clos et s’oppose catégoriquement à la présence d’un·e accompagnateur·rice, cela constitue un sérieux signal d’alarme et doit inciter la personne photographiée à reconsidérer sa participation.
Repérer les signaux d’alerte
Certains comportements du·de la photographe doivent éveiller la vigilance.
Une insistance à vouloir réaliser des clichés qui ne correspondent pas à la demande de la personne photographiée, un refus de montrer un portfolio, une pression pour organiser la séance dans un lieu isolé ou encore la proposition d’un shooting « gratuit » en échange de faveurs sont autant de signaux préoccupants.
Une personne photographiée ne doit jamais se sentir contrainte ou manipulée à accepter des conditions qui lui semblent douteuses.
Pendant la séance : garantir un cadre de respect mutuel
Le droit de changer d’avis
Le consentement n’est jamais figé.
Une personne qui avait initialement accepté une pose ou un type de photo peut parfaitement changer d’avis en cours de séance. Cette évolution doit être respectée sans discussion.
Un·e photographe doit comprendre et accepter cette dynamique sans tenter de persuader la personne photographiée de revenir sur sa décision.
L’attitude du·de la photographe
Un·e photographe doit adopter une posture professionnelle en expliquant clairement le déroulement de la séance.
Iel doit être attentif·ve aux réactions de la personne photographiée et s’assurer de son confort en permanence.
Tout contact physique doit être strictement limité et nécessiter une demande explicite, même pour un simple ajustement de vêtement ou de posture.
Un langage et une attitude respectueux·ses sont également fondamentaux. Une remarque déplacée ou une attitude ambiguë peut instaurer un climat d’inconfort, nuisant ainsi au bon déroulement de la séance.
Si une personne photographiée ressent le moindre malaise face à des paroles ou des gestes inappropriés, iel est en droit de le signaler immédiatement et, si nécessaire, d’interrompre la séance.
Comment réagir en cas de malaise ou de pression ?
Une personne qui se sent mal à l’aise doit pouvoir l’exprimer clairement en disant, par exemple : « Je ne suis pas à l’aise avec cette demande. »
Si l’inconfort persiste malgré l’expression de ces limites, il est préférable d’arrêter immédiatement la séance et de quitter les lieux.
Aucun cliché ne mérite que l’on sacrifie son bien-être ou sa sécurité.
Après la séance : gestion des abus et bonnes pratiques
Agir en cas de comportement inapproprié
Si un·e photographe a eu une attitude déplacée ou abusive, il est essentiel de ne pas minimiser l’expérience vécue. La première étape consiste à en parler à des proches pour obtenir du soutien. Noter précisément les faits, le lieu et le contexte de l’incident permet également de conserver des éléments concrets en cas de signalement.
Il existe de nombreuses associations qui peuvent accompagner les victimes dans leurs démarches.
En France, des structures comme « MetooPhoto », « HandsAway » ou encore la plateforme gouvernementale « Signalement violences sexuelles et sexistes » sont des ressources précieuses.
En Belgique, des initiatives comme « Balance Ton Studio » et « Stop Harcèlement » sont à disposition, tandis qu’au Canada, « ConsentementPhoto » et « Aide aux victimes d’agressions sexuelles » peuvent offrir un soutien adapté.
Bonnes pratiques pour les photographes
Un·e photographe soucieux·se d’offrir un cadre respectueux doit adopter des pratiques claires et transparentes.
La signature d’un contrat est une garantie essentielle pour toutes les parties. Avant toute modification de l’usage des photos, il est indispensable de solliciter l’avis de la personne photographiée.
De plus, il convient d’envoyer une sélection des clichés avant publication et de respecter la volonté de la personne quant à leur diffusion.
Un·e professionnel·le bienveillant·e sait également accueillir les retours et s’assurer que la personne photographiée se sent respectée et valorisée.
Bonnes pratiques pour les modèles
Une personne photographiée doit, dans la mesure du possible, s’informer sur les antécédents du·de la photographe en consultant son portfolio et en échangeant avec d’autres personnes ayant déjà travaillé avec iel.
Il ne faut jamais hésiter à poser des questions, à exprimer ses limites et à refuser toute demande qui semble suspecte.
Il est également conseillé de prévenir un·e proche du lieu et de la durée de la séance afin d’assurer un suivi en cas de besoin.
La photographie est un domaine où la confiance mutuelle est essentielle.
Une personne photographiée ne devrait jamais ressentir de pression ni d’obligation à réaliser des clichés qui ne lui conviennent pas.
Le consentement doit être un dialogue permanent, et toute tentative de manipulation ou d’abus est un comportement inacceptable.
En appliquant ces bonnes pratiques, chacun·e – photographe comme modèle – peut évoluer dans un cadre sain et respectueux, favorisant ainsi une création artistique enrichissante et sereine.
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